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UNE TRANSMISSION GAGNANTE S’ANTICIPE
Vous faites partis des 40 % d’artisans qui feront valoir leur droit à la retraite durant les 10 prochaines années ? Vous souhaiter vendre votre entreprise pour raisons de santé, de changement de région, de changement d’activité ?
La Chambre de Métiers et de l'Artisanat Dordogne Périgord vous accompagne dans la réflexion, le questionnement et les démarches liées à la transmission de votre entreprise.
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Jean-Pierre Buton - cédant d’une entreprise de métallerie serrurerie à Chancelade « Je voulais aider les repreneurs » « Je savais que j’allais céder mon entreprise dans les 4, 5 ans au plus tard. Je voulais me préparer psychologiquement à ce départ. Dans cette entreprise que j’ai créée, il y a 18 ans, il y a une grande partie de ma vie. Ce n’est pas facile. Alors je ne me voyais pas partir du jour au endemain. Et puis je connais tous les clients, j’avais besoin de prendre le temps pour parler avec eux et m’en aller. La reprise par les salariés s’est en fait déroulée en 3 étapes : le rachat des parts sociales, la modernisation, l’adaptation de l’outil de travail et l’acquisition des murs. En quittant ainsi progressivement l’entreprise, en la cédant et en devenant salarié à mi-temps, cela me permet d’aider les repreneurs, de voir l’entreprise évoluer sans moi. Mais je suis aussi respectueux de cette nouvelle fonction. Je donne des conseils quand les nouveaux dirigeants m’en demandent, mais je ne m’occupe plus des devis, des factures, je ne prends plus de décisions… »
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Stéphane Mossion - Repreneur de l’entreprise de J-P Buton « En se préparant à l’avance, le projet a le temps de mûrir » « Je travaillais depuis 14 ans dans l’entreprise et Jean-Pierre Buton a annoncé il y a 2 ans, vouloir prendre progressivement sa retraite et donc céder son entreprise. Même si je connais le travail, je ne me sentais pas le courage de me lancer. C’était surtout la partie administrative qui me faisait peur. Un chef d’entreprise, c’est lui qui porte tout sur les épaules. L’avantage, pour l’artisan qui propose à l’avance à un de ses salariés de reprendre son entreprise, c’est que l’un et l’autre connaissent la valeur, les compétences de chacun et que l’idée peut faire son chemin, le projet a le temps de mûrir ».
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Cyril Bridou - Repreneur de l’entreprise de J-P Buton « Le passage s’est fait en douceur » « J’ai toujours voulu être à mon compte et lorsque j’ai appris que Jean-Pierre Buton souhaitait céder son entreprise, je me suis dit que c’était l’occasion. En plus, en menant ce projet avec un autre salarié, aujourd’hui associé, qui connaissait parfaitement les rouages de l’entreprise, je trouvais cela plus encourageant. Et puis Jean-Pierre Buton nous a montré comment il travaillait. Il y a eu une continuité. Certains clients ne se sont pas rendus compte que la direction avait changé. Le passage de témoin s’est fait en douceur, pour tout le monde. C’est plus facile ».
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Colette Thoreau - cédante d’un salon de coiffure à Périgueux. « Je voulais que les repreneurs se sentent bien dans leur future entreprise » « J’ai vécu la transmission de mon entreprise sereinement. En fait la Chambre de Métiers donne beaucoup de conseils. Elle m’a aidé à fixer par exemple une fourchette de prix pour la vente. Je me sentais vraiment très accompagnée. J’ai cédé mon salon de coiffure en une année et pendant ce temps, je suis toujours restée vigilante à mon outil de travail. Je voulais que l’établissement reste agréable pour les clients. Et puis je voulais aussi que les repreneurs se sentent bien dans leur future entreprise… Je suis restée dans l’entreprise pour les aider au maximum. Après, il y a un temps pour partir, mais je suis toujours disponible au téléphone pour des conseils si elles ont besoin. Je repasse d’ailleurs dés que je peux au Salon, je discute avec mes anciennes clientes et je me fais coiffer… »
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Céline Robin - repreneur de l’entreprise de C. Thoreau « Succéder sur de belles bases » « Même si nous avons stressé jusqu’au dernier moment pour que la reprise soit officiellement effective, ce projet s’est fait avec beaucoup de solidarité, de chaleur humaine, de la part des techniciens de la Chambre de Métiers, mais aussi de Colette Thoreau. Et quand nous sommes venues la première fois, nous nous sentions, à l’aise dans le Salon. Elle avait beaucoup préparé sa transmission d’entreprise, pour que tout soit à jour, cela nous permet de lui succéder sur de belles bases. Pour elle, il était important que son entreprise puisse perdurer et elle nous a donné tous les moyens pour le faire. »
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Emilie Jacques - repreneur de l’entreprise de C.Thoreau « Nous avons pu rencontrer avec le cédant, les clients » « Ce n’est pas forcément simple de se lancer dans un projet de création ou reprise d’entreprise, d’aller voir les banques. La Chambre de Métiers était vraiment là pour nous aider. Colette Thoreau nous a aussi encouragé. Elle nous voyait bien à sa place… Nous avons pu, avec elle, pendant trois semaines, discuter avec l es clients, connaître leurs habitudes, pour pouvoir les servir au mieux. Un artisan se doit d’offrir une proximité, une qualité de service. » |
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Serge Fourcaud - vice président du Conseil général de Dordogne, chargé de l’économie et de l’emploi « Nous offrons une diversité d’aides »
« Même si le développement économique n’est pas à la base une compétence du département, en Dordogne, le Conseil général est très présent. Nous sommes sensibles à la création, transmission et reprise d’entreprise. L’enjeu est important pour le Périgord.
Le Département aide la création d’entreprises, grâce aux bourses BICE, l’embauche d’un agent d’encadrement, ou des prêts attribués aux créateurs ou repreneurs d’entreprise. Avec Périgord Initiative dont le Conseil général est le principal financeur, la Dordogne peut s’enorgueillir d’être la 3ème plate-forme de France avec plus de 11 millions de prêts octroyés depuis sa création il y a 10 ans, 1500 projets aidés, 3500 emplois créés ou préservés. » Nous avons également une cellule d’appui et de conseils. Nous proposons ainsi une multitude d’aides qui correspondent à une diversité de profils ».
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Michel Moyrand - vice président de la Région, chargé de l’artisanat, du commerce et du développement des TPE. « La Région a mis en place un véritable plan d’action pour les TPE »
« Le Conseil Régional porte un intérêt tout particulier à la création, transmission, reprise d’entreprise. Le Président Alain Rousset a mis en place un véritable plan d’action destiné en priorité aux dirigeants de très petites entreprises artisanales qui préparent justement, leur départ à la retraite.
Subventions, prêts d’honneur, garanties d’emprunt, prise en charge de formation...Il y a tout un dispositif d’aides. voir site aides aquitaine
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